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Chroniques de la Violence Ordinaire
DVD Zone 2. Pal .
ANDREW ORR, JULIEN BIZOT, ERIC KARNBAUER pour NOVA PROD
Six mois d’enquête,deux ans de tournage, quatre films réalisés… à Creil,dans l’Oise. Creil, où tous les indicateurs de la violence clignotent : violence urbaine,sexuelle, conjugale, sociale, délinquances et violences faites aux enfants, dès la naissance.
Unité de lieu, donc, pour suivre dans la durée des personnages qui se débattent.Victimes et prédateurs. Parfois les deux. Et l’envie d’en sortir, de reconstruire ces vies décousues. De la cité-jardin, devenue cité de non-droit, au Tribunal pour enfants, du couple qui se déchire au business des chéquiers volés, les histoires ici racontées ne justifient ni le discours sécuritaire, ni l’angélisme de ceux qui ne vivraient pas là. D’où viennent ces violences ordinaires ? Comment arrêter la spirale enclenchée ? Tous les acteurs de ces drames quotidiens ont tenu à participer à ces films, de la bande aux juges, des policiers aux travailleurs sociaux, des psychologues aux victimes… Ce ne sont pas des films sur ou à propos d’eux. Ce sont des films faits avec eux.
La violence : beaucoup de clichés, de raccourcis, d’images-chocs. On montre les conséquences, on en imagine les causes, mais souvent sans comprendre cette mécanique dans ses enchaînements implacables. Au début de ce travail, pas de scénario, simplement une volonté d’enquêter sur le terrain à Creil, pour valider que cette ligne de front proposait bien un condensé de ces problématiques. Puis,suivit l’immersion dans le réel. Les rencontres, les histoires, toutes ces personnes qui nous ont fait lentement mais pleinement confiance, qui nous ont livré leurs vies, avec pudeur et angoisse. L’aide de tous les acteurs de terrain : police,justice, santé, collectivités locales. Qu’ils soient tous remerciés de nous avoir ouvert les yeux.
Remerciements aussi à France 2, à France 5, au CNC et à la PROCIREP pour leur engagement et leur solidarité, aux unités documentaires pour leur regard et leurs conseils avisés. 4 films et presque 3 années d’engagement. Ce dernier mot résume bien la nature de ce travail au long cours.
Il se suffit à lui seul pour rendre compte du sens de cette expérience collective, vécue de longs mois, le temps nécessaire pour que toute l’équipe s’arrête, regarde, réfléchisse au « pourquoi », puis décrive cette violence dans ses dimensions les plus ordinaires.
Ce travail collectif a connu toute la panoplie des tensions propres à ce genre d’exercice qui veut que l’on place l’effort de présence au plus près de la vie de l’Autre,des autres.L’équipe a vécu au cœur de la Cité, prête à saisir ces affaires, pour les suivre ensuite dans leurs méandres jusqu’à l’émotion, tant leur banalité tragique parle d’universel.
Radio Nova est une radio FM musicale, fondée et dirigée depuis 1981 par Jean-François Bizot.
En 1977, pour appuyer la campagne municipale pour la ville de Paris Paris Ecologie de Brice Lalonde, Radio Verte est lancée sous l'impulsion d'Antoine Lefébure et Andrew Orr. Dès l'élection de François Mitterrand, Radio Verte est absorbée par Radio Nova, le 25 mai 1981, sous l'égide de Jean-François Bizot avec le soutien du périodique Actuel. En premier lieu, Nova se spécialise dans le rock alternatif, le post-punk, la new wave et la techno gothique et la pop anglaise. À partir de 1985, Nova choisit de diffuser de la world music (originalement appelée sono mondiale). Vers 1988, la programmation musicale change. La radio adopte une programmation musicale principalement reggae, funk et rap. Vers 1991, Nova se tourne vers l’acid-jazz et le rap français. En 1993, Nova accompagne l'émergence des musiques électroniques, notamment la French Touch. À partir de 1998, Radio Nova obtient des fréquences en province. En 1999, La programmation musicale est principalement Chill-out, Ambient, Jungle.
Au fil de son histoire, Radio Nova, estampillée underground à ses débuts, où passaient les premiers freestyles de groupes comme Assassin ou NTM, a accompagné l'émergence de nombreux mouvements musicaux : le hip-hop, la « sono mondiale » (ou world music), les musiques électroniques, etc. Les années 2000 sont résolument métissées. La majorité des courants musicaux sont représentés. Aujourd'hui, elle revendique sa programmation comme un "grand mix".
La station a accueilli de nombreux animateurs « branchés » de la vie parisienne nocturne : David Blot (Blot Job), Ivan Smagghe (avec son magazine musical « Test »), LucaMinchillo ( « Le Fanfaron ») Rémy Kolpa Kopoul (« Les Voyages Improbables » et « PérégriNova »), Édouard Baer (« la Grosse Boule »; « Secrets de femmes »), Frédéric Taddei (« Aujourd'hui, j'ai lu pour vous »), Jean Croc (« Cocktail Time », « le Pudding »), Ariel Wizman (« la Grosse Boule », « Cocktail Time ») , Nicolas Errèra (« le Pudding »), Aline Afanoukoé (« le Novamix », « les Nuits Zébrées »), Philippe Vecchi (« le Nova Club »), Jamel Debbouze (« Le K-X », « Le Cinéma de Jamel »), Nicolas Saada (« Nova fait son cinéma »).
De plus, des artistes comme Omar et Fred, Jean-Yves Lafesse, Laurent Garnier, Dj Deep, Manu Le Malin, Dee Nasty, Black Sifichi, Dj Gilb'r… furent résidents de la station.
On croisait également des écrivains, Philippe Di Folco, Camille de Toledo, des journalistes ou des animateurs « inclassables » comme Henri Chapier, Patrick Thévenin, Emmanuel de Brantes, Marc-Alexandre Millanvoye.
La nouvelle génération Nova est représentée par Mathilde Serrell et Armel Hemme (On va pas y passer la nuit !), Mélanie Bauer (L'Éléphant effervescent), Bintou Simporé (NéoGéo), Gilles Peterson (Worldwide, émission originale de BBC Radio 1), ...

